Le jardin de l'apresLe jardin de l’après.En enfant innocent, la vie n’est que l’instant,Un peu du passé et l’avenir du lendemain.Les premières années perdues dans leur brouillardSe sont envasées au marais du subconscient.Ado, nous étirons les amarres du tempsPour échapper à ce miroir de notre moiOù notre destin nous engloutit avec lui.Mais le temps sournois nous perd en ses rêveries.Jeune adulte, nous creusons le sol sous nos piedsPour retrouver les racines qui nous relientÀ nos ancêtres, à notre propre passé,À cet avenir
Envole, le temps d'avoir eteEnvolé, le temps d’avoir été.La vie se déroule en pelures Que nous arrache le malheurJusqu’à ce que le moi hurleurNe soit plus que vive brûlure.Ne s’éveiller que pour avoir été.Notre durée aura été si brève :Cet enfant en nous, jamais plus ne rêve.Vivre pour, tout à la fois, s’effacer.Ce temps pèse en plus lourd sur nos épaulesEn même temps que la terre appelle nos os :Tant de rêves qui resteront au fond des eauxDu destin qui nous broie à tour de rôle.Un jour le
Vivre et ne plus EtreVivre et ne plus être.Vivre et ne plus être!Se réveiller que pour avoir été.Il y a tant de mauvais dans ce monde gluant,Qu’il y a tapi en nous cette peur d’un polluantQui aurait pu déjà souiller d’un mal funesteTout cet ailleurs d’un paradis voulu céleste.Acide, le réel dissout le fil tenduOù nous posons le pied, hésitants funambulesEt marionnettes aux étoiles suspendues :Nous tombons sans fin ahuris et incrédules…Qui donc, nous lacérant, se nourrit de nos chairsEt ronge et gruge nos os jusque dans leurs moelles?Et qui donc carde nos nerfs pour tisser la voileDissimulant les souvenirs de nos hi
Seul dans la foule.Seul dans la foule.La foule en masse et marées,Tantôt glissant en bonne enfant Tantôt en bête malfaisante Prête à fondre sur l’innocent.Dans la foule, cet inconscientDe l’individu qui s’englueTout mollement dans cette masse,Ce grand néant de régression.S’isoler en son soi-même,En un instantané de foule :Quand gonfle toutes sa fureurEt que son bruit roule infernal.Est-on jamais plus seul au mondeQu’au milieu de cette abstractionQui siphonne les énergiesPour se recréer éphémère?Le savent bien to