Ce grand fleuve tranquilleCe grand fleuve tranquille...Je navigue en mon âme et conscience,J'appelle l'éternité et je la crains;L'absurdité du monde est mon seul frein,Qui mélange religion et démence.Mon navire glisse sur cette avenueOù la vie est un long fleuve inconnu.Je prends le bateau aux voiles gonflées;Et toujours la crainte de m'ensabler.Parfois, aussi, je marche ses rivages,Y guettant le passage des nuages.Il pleut parfois et je courbe le dos,Puis le soleil vient réchauffer mes os.Dans le lourd silence d'un absolu,De l'humanité qui meurt et qui souffre,J'entends le filigrane si t&
Le Soleil EclatantLe soleil éclatant.Le soleil en trop de lumière.Vol d'hirondelle en la verrière.Le temps fut-il jamais comptéD'une tendre enfance indomptée,Quand notre seule limiteEst la dérive de ce ciel,Nous diluant exponentielsDans les nuages en fuite ?En avons-nous assez rêvéDe ce voyage imaginaireVers l'ailleurs extraordinairePour en être tout bien gavé?Bruissement du vent qui se briseLà-haut avec les cerfs-volantsDont les fils s'emmêlent au ventComme les vagues qui se défrisent.En naufragés abandonnésSur les rivages en mouvancesDe cette