Ecoutez voir la nuitÉcoutez, voir, la nuit.Écoutez la nuit murmurer tout basAux mondes d’ailleurs notre triste sort.Les paroles lues de tous les grimoiresNe pourront bientôt plus consoliderDe leurs envoûtements les portes miroirs.Le déchaînement du chaos suivra,Livrant au néant l’entièreté des mondes.L’étrange poids de la neige légèreEn ailes posées sur les branches nues.Parfois la nuit, en cyclope lunaire,Vous possède-t-elle en vos entités,Comme un vampire suçant vos forces vives?Ne sentez-vous pas cette nuit humideQui ra
Quand la nuit nous tate.Quand la nuit nous tâte.La nuit nous tâte de ses lunes,Jeux de caresses et de brumesEn traces moites sur le nuGlissant mouillées dans l’inconnu.Le rayon de lune me berceEt toute la nuit qui s’inverseEn m’agglutinant tout entierÀ la démence scarifiée.Le noir aux entrailles pénètre,Brodant dans la chair son mal-être.Le fil du destin qui secoueCes lèvres que l’on coud.Raconter l’instant de lumièreAux pèlerins de la prière,Et réciter la nuit glacéePour tous les cœurs à défrois
Le froid d'un ailleursLe froid d’un ailleurs.Mes veines se glacent En amers serpentsSur le bleu lavandeDe la chair si nue.L'hiver étend ses froides mains,Jeux de poudrerie qui s’enroule,Pour caresser le nu si blancDe votre peau et de votre âme.Trompeur, le froid grise et endortD’une étrange torpeur mortelleNous agglutinant tout entierEn d’éblouissantes dentelles.Le froid me mord, vorace rapace, Infiniment et jusqu’au cœur.Infâme et maudit, le froid rampeSur la chair pour la dévorer.Notre Histoire en lame glacée Qui assassine l’innocence.Tout en beauté et en horreur,L’intense froid qui vous tr