Souvenirs au bocal d'un poisson rougeSouvenirs au bocal d'un poisson rouge.Dans l'aquarium de notre mémoire,Les souvenirs les plus beauxRemuent dans l'aléatoire jell-oQui les a fait surgir pour nous.Ce qui est beau et nous remueN'a été ni appelé, ni attendu :C'est le vol soudain d'un papillonOu le chant d'un oiseau.Un ange qi passe et n'est plus,Un sourire à peine esquissé,L'aperçue d'une chair en plongée,La main confiante d'un enfant.Le bruit des pas dans la neige,Le vent à travers des branches,Des nuages en dérives d'un ciel,Une lune qui voit tout.Des yeux miroir d'âme,Le frémi
Des souvenirs comme autant de bullesDes souvenirs comme autant de bulles.Des bulles en écho de penser :Souvenirs, souvent oubliés, parfois perdus,Qui allongent leur ruban au marais d'imagesOù se noie la réminiscence en enfant sage,Ne laissant que quelques bulles vite fondues.Plisser les yeux pour percevoir la nitescenceDes souvenirs en infiniment éloignéDe cet aujourd'hui beaucoup trop illuminéPour que nous puissions y écouter les silences.Des tranches de vie, en dégradé du passé,Remontent lento des hier en moments de bulles,Et, un instant suspendu, l'émotion onduleAvant d'éclater en souv
Pages d'absurdites de ce mondePages d'absurdités de ce monde.Une petite vieille obtient des millions pour s'être brûléeMaladroitement en buvant son café trop chaud.Un milliers d'enfants se meurent dans l'indifférenceDe tous ces riches gens qui leur ont coupé l'eau.Buvez ce sang, c'est le sang des enfants qui meurent!Mangez ce pain de la Vie qui les a quittés!Nos sans logis réclament le droit de mendier,De se droguer, de se saouler sans travailler :Mais les vrais pauvres n'ont même plus d'étoilesPour allumer un rêve aux yeux de leurs enfants!Le peuple américain n'a plus de liberté;
Aux livres de vieAux livres de Vie.J'ai écrit pour toi tous ces mots que j'ai brodésUn à la fois, à l'endroit et à l'envers, au livreDes vies, du fil tendre de nos amours dorés,Avec, autour, la blanche tissure du givre.Un livre ouvert sur le bonheur pour raconterLa magie des jours de pluie ou des nuits de lune,Un livre doux en coton blanc pour pardonner ,Pour essuyer tes larmes, prête-moi ta plume.Un livre mystérieux, tout comme un grand miroirOù Alice en chacun traverse dans la glaceVers le long corridor tout rempli des tiroirsDe ces buvez-moi ou mangez-moi à la place.Des pages