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Noyade aux nympheasNoyade aux nymphéas.Noyade aux nympheas by *hyneige
Se noyer dans l’étrangeté de son être
Pour oublier ce que nous ne sommes pas,
Pour oublier ce qu’on aurait pu être,
Pour ne plus traîner à genoux ses pas,
Pour n’être plus que cette transparence,
Cette ultime et finale incandescence
D’une lointaine étoile qui se meurt,
Pour simplement ne plus sentir la peur.
Se noyer dans le dedans d’une image
De soi que nous renvoient tous ces miroirs.
Du bout de ses doigts, ouvrir le tiroir
Où se cache tous ces nous d’enfant sage.
Le miroir si noir de l’onde glacée
Et si profond tout ce néant du vide.
Le vent léger en à peine une ride
M&rsqu

La procession des communiantesLa procession des communiantes.La procession des communiantes by *hyneige
La colonne avance au rythme lent
De la procession des communiantes,
Levant au ciel leurs yeux de croyantes
Et toute auréolées dans ce blanc.
Communion des demoiselles vierges
Quand dégouline la foi giclée
En chaude et molle cire nacrée :
Leurs mains tenant la hampe des cierges.
Des fillettes sagement vêtues,
En souliers vernis et les mains jointes
Et de leur Dieu, bientôt, comme enceintes,
Avec dans leurs yeux des rêves tus.
D’un enfant, la fontaine des larmes
Peut-elle incurver d’un Dieu le doigt
Quand un tsunami comme il se doit
Roule et gronde en énorme vacarme?
La file chemine vers le ch&oe

Je suis couleur de la nuitJe suis cette couleur de la nuit.Je suis couleur de la nuit by *hyneige
Je suis cette couleur de la nuit
Noyée dans la lune du minuit :
Cette heure où les évanescents spectres
Rôdent en incandescents eunectes.
Et ne suis que vos chairs à trembler.
Je suis l’ombre des ombres qui rampent
Se pressant sombres le long des hampes
Dont dégouline des fruits comblés
Les filaments de sève troublée.
Quand j’écris la nostalgie des anges
Sous la lune courbant son alfange,
Je suis rouge serpent sinueux
Qui navigue ondoyant dans vos yeux.
Quand turgescentes s’ouvrent mes ailes,
Je bande mon cri tout en voyelles
Et jaillit d’un opalin nacré
Le poème en mouillure s

Les Filles FleursDerniers éclats des filles fleurs.Les Filles Fleurs by *hyneige
Enfants d'un bord de mer si bleue,
Enfants des montagnes arides,
Au temps des rêves, des fleurs bleues,
Sur vos visages tant de rides.
Pleurez, pleurez petits oiseaux,
Ce fil perdu de n'être libres!
Pleurez, pleurez petits oiseaux,
La blessure du mal de vivre!
Petites fleurs déjà fanées
Aux jardins nus de votre enfance.
Et ces douces et tendres années
Au malheur déjà vous fiancent.
Pleurez, pleurez petits oiseaux,
Ce fil perdu de n'être libres!
Pleurez, pleurez petits oiseaux,
La blessure du mal de vivre!
Les filles se culpabilisent
De n'

D'emotions en EmotionsD'émotions en émotions.D'emotions en Emotions by *hyneige
Et d'émotions en émotions,
Nous descendons le cours du temps,
Ce grand fleuve souvent tranquille.
Et de questions en plus de questions,
Nous remontons le cours du temps,
Ce long fleuve pas si tranquille.
Nous nous laissons doucement aller
Au fil de jours qui nous emportent
Et cette espérance nous porte
De nous fondre aux amours ailés.
Nous remontons lentement l'allée
De l'enfance aux émotions fortes.
Les médaillons des obsessions
En collier de nos inquiétudes,
Nous ouvrons nos chairs vulnérables.
Les papillons de nos passions
Peuvent s'envoler d&

Une Ratelee de SouvenirsUne Ratelee de Souvenirs by *hyneige
Une râtelée de souvenirs.
Ma grand-mère en tablier à fleurs,
Sa maison, son jardin en carrés
Bien alignés et d'allées parés
Et sur sa main offert, tout son cur.
Un travail incessant de fourmi
Dont tant de conserves se garnissent.
Des souvenirs anciens qui jaunissent
Comme en leurs rangées bien endormis,
Les oignons dans leurs habits à queue
Sur la galerie allumée d'automne.
Les nuages dégradent le bleu
Du ciel là où l'horizon moutonne.
Déjà un autre été qui s'achève
Pesant un an de plus dans ses rêves.
Si le corps se fait p

Petits Eclats de SouvenirsSouvenirs en quatorze petits morceaux de verre.Petits Eclats de Souvenirs by *hyneige
Des petits morceaux de vécu en états d'âmes.
Des éclatements de ce miroir de mon histoire.
Quelques petits morceaux qui en ont survécus,
Peut-être parce que plus grands ou bien plus brillants,
Avec emprisonnés au centre de leur ambre,
Ces quelques moments repères un peu magiques,
Parfois tellement furtifs que presque instantanés,
Parfois des séquences qui allongent leurs cous,
Parfois minuscules et en flous d'entre deux eaux,
Juste en sensations et en parfums de souvenirs.
Souvenirs, souvenirs de nos vies en all